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Visite guidée du parc du Chemin de l’île

  • Parc du chemin de l'île, Rosa pimpinellifolia.

  • Parc du chemin de l'ïle, vache dans les jardins familiaux.

  • Parc du chemin de l'île, vis d'archimède alimentant les bassins filtrants.

  • Parc du chemin de l'île, iris des marais.

  • Parc du chemin de l'ïle, oeuvre de Quentin Garel.

Un peu d’histoire

Durant des siècles, les terrains qui accueillent le parc actuel étaient des prairies inondables où paissaient des troupeaux venus de Normandie et en route vers des abattoirs parisiens.

A la fin du XIXe siècle, un certain Ernest Lemaire ouvrit sur l’île face à ces terrains, une guinguette appelée l’île fleurie qui rencontra un succès considérable, accueillant des personnages célèbres tels Mistinguett, Maurice Chevalier ou Charles Trenet.

Le chemin menant à l’île passait par le site du parc actuel, d’où son nom.

En 1904, Jean Dupuis, directeur du journal «  le Petit parisien » qui avait alors le plus grand tirage au monde avec 1 300 000 exemplaires par jour, ouvrit une papeterie qui jouera pendant plus d’un siècle un rôle très important dans le quartier.

Dans les années 30, fût créée la Cité Paul Dupuis pour accueillir des familles d’ouvriers et en 1947 une carrière de sable voisine fût achetée et comblée pour permettre l’extension du site.

Dans les années 60, un bidonville d’ouvriers algériens s’installa sur une friche le long de chemin de halage et fût remplacé 10 ans plus tard par une cité de transit «  provisoire «  qui dura jusqu’e 1984.

En 1966, l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense expropria 14 ha de terrains afin de permettre la construction de l’autoroute A14 et plus tard la papeterie elle même fût menacée de fermeture.

Dès grèves et le soutien de la municipalité permirent en 1975 de sauver l’activité qui ne cessa définitivement qu’en 2011.

Les nanterriens souhaitant se réapproprier les berges de Seine, la Ville inscrivit en 1980 ces terrains au Plan Local d’Urbanisme en zone de loisirs.

L’aménagement du parc fût confié au paysagiste Guillaume Geoffroy Dechaume, associé à Gilles Clément au sein de l’atelier Acanthe et à l’architecte Paul Chemetov.

Une première inauguration eut lieu en 2006 et un agrandissement porta sa superficie à 14,5 ha en 2011.

Ce parc est l’aboutissement d’un axe monumental initié au XVIIe siècle par le paysagiste André Le Nôtre lorsqu’il ouvrit le jardin des Tuileries vers l’ouest et créa la perspective des Champs Elysées jusqu’à la colline de Chaillot.

Cette perspective s’est prolongée après guerre jusqu’au nouveau quartier de la Défense et devrait bientôt rejoindre le fleuve par le parc du Chemin de l’île, via le jardin de l’Arche et les terrasses de Nanterre, 17 marches géantes et plantées, recouvrant l’autoroute A14 et imaginées par feu le paysagiste Pascal Cribier.

Choses remarquables

Les bassins filtrants, les œuvres de Quentin Garel, la maison du parc, le pont de l’autoroute A14, les jardins familiaux, les ponts levants, le chemin de halage, le grand fossé…

Faune

Le parc accueille de nombreux passereaux comme la fauvette à tête noire, le verdier ou le serein cini.

Près de l’eau, avec un peu de chance, on peut voir ou entendre le martin pêcheur, les grenouilles ou les libellules.

Dans son enclos, l’âne Voltaire cohabite avec quelques moutons.

Flore

Le parc est essentiellement planté d’arbres et de plantes indigènes : aubépines, sorbiers, érables champêtres, fusains d’Europe et autres viornes

manciennes. Dans les bassins prospèrent nénuphars, iris des marais, Thyphas et roseaux.

 

⇒ Retrouvons nous à l’entrée du jardin situé avenue Hoche, face à la rue André Doucet. Station hoche du bus 378, RER Nanterre Ville.